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François &c. Lett. IX.
elles en font leur unique affaire. De-là vien-nent ces diverses manières de fe coiffer, & des’habiller, toujours corrigées, & jamais par-faites. C’eít-là source des pompons & descolifichets, des vertugadins , des fards, desmouches , & de je ne f ai combien d’autres ín-grédiens qui entrent dans la parure de nosDames. De-là viennent encore ces minaude-ries , ces gestes, ces façons, & le reste.
Seriez-vous si simple que de croire qu’el-les s’occupent de leur ménage, de l’édu cationde leurs Enfans ? Bon, c’eít-là le moindrede leurs soucis. Pour être du bel air, il fautqu’une Dame ne pense depuis le matin jus-qu’au soir qu’à. jouer , à faire des visites, ou àrecevoir chez foi bonne Compagnie, à ré-pondre à des Billets-doux, & à voir autourd’elles une troupe de Faineans fous le nomd’Adorateurs, pour Pamufer pendant qu’elleest à fa toilette. Voilà ce qui s’appelle vivreen Femme de qualité. Vouloir plaire à sonEpoux, avoir l’oeil fur le dedans uela maison,fur les embarras du ménage, donner quelqu’at-tention à f éducation de ses Enfans , ft, c’eítdu dernier Bourgeois : mais diable ! une Fem-me de qualité, c’eit une autre affaire.
La Fidélité Conjugale est encore uneVertu trop Bourgeoise pour que nos Damesfe piquent de la pratiquer. II faut qu’uneFemme de qualité, chez nous, sache bienpeu son monde, qui, dans six mois de maria-
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