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François &c. Lett. XI. 171
certains Critiques subalternes, qui ne sachantoù mordre s’en prennent aux mots. Ils nesavent que leur Langue, encore Testropient-ils , <ì leur critique tombe ordinairement furde prétendues fautes de Langage. Je croisqu’on pourroit leur appliquer ce que Popedit en général des Lenteurs pointilleux :
Le Stile (a) chez les uns tient toujours lieuiïejprit i
Pourvu qu’on f aye en mots , du rejìe ils fontcrédit.
II arriva, il y a quelque tems, à Paris ,une assez plaisante dispute dans nne Compa-gnie de Beaux-Esprits. On y lut une Odecomposée par un Poëte fameux : tous lesgens de bon goût la trouvèrent admirable.Un Petit-Maitre , pour se distinguer du com-mun , soutint qu’elle ne valoit rien. Celasurprit tout le monde. On lui demanda queldéfaut il y avoir remarqué ? C’est , répondit-il, que l’Auteur emploie le mot de pas dansun endroit où il auroit dû mettre point. Onrelut la pièce, & quand on en fut à Ten-drait en question, les personnes sensées ju-gèrent qu’il étoit assez indifférent qu’il yeût pas ou point. Le Petit-Maitre ne fût pasde cet avis. On lui laissa exhaler fa fade cen-sure,
(a) Pope Essai sur la Critique Chant. III. pajr.1 Zc,. Traduit, de P Abbé du Resnel.