François &c. Lett. XIII. 237
tre ses Critiques dans son Discours prélimi-naire fur fa Tragédie JdAhire , & dites-moi fìvous ne remarquez pas en tout cela une com-plication affreuse d’orgueil & de basse jalousie.Je ne connois , dit-il, l’envie que par le mal qu’ellem'a voulu faire. Si cela est, pourquoi se dé-chaîne-t-il tant contre Mr. de Fênelon , qui àcoup sûr ne lui a jamais fait de mal ; contreDejpreaux , qui étoit mort avant que Voltairefût en Troisième; & contre Rousseau , qui estpeut-être plus Poëte que lui ? Ce dernier,il est vrai, a attaqué Voltaire : mais celui-ci au-roit dû mépriser ses traits, ou du moins lesrepousser d’une manière à faire croire qu’ilprenoit la plume uniqudfcient pour se défen-dre , & non pour détruire son Adversaire.Que gagne Voltaire à attaquer toujours Rous-seau fur ses moeurs ? Rien , sinon qu’il en-nuyé les gens de bien, déjà fatigués des Li-beller que ces deux Auteurs écrivent pres-que tous les ans l’un contre l’autre. Toutce que Voltaire dit de Rousseau ne peut rienajouter à l’idée que le Public en a. U suffitdu Fa3um de Saurin, pour faire connnoîtreRousseau. II n’y a point de risque à ne pasrépondre aux injures d’un homme déclaréjuridiquement Calomniateur. Qu’ont de com-mun les péchés de l’Abbé Des Fontaines avecfa Critique du Système Newtonique ? N’est-ce que par des injures personnelles que Vol-taire veut répondre à ceux qui attaquent ses
Ecrits ?