Lettres sur les
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pris en mille façons. On punit sévèrementla Désertion en France , & on ne remédiepas aux causes de la Désertion, qui sont lalicence & l’oiíìveté.
Les Soldats AUemans , accoutumés fous lejoug de la Discipline , & occupés continuel-lement aux Exercices Militaires , n’ont guè-res le loisir de penser à déserter. Autrefoisla Désertion étoit assez peu connue des Al-lemami & , si l'on en croit tous vos Offi-ciers , sis l’ont apprise des François. On nevolt point dans les Troupes Allemandes cet-te antipathie de Régiment à Régiment,d’Infanterie à Cavalerie , comme on lavoit en France. Car chez nous, mon Cher,rinfanterie & les Dragons ne peuvent souf-frir la Cavalerie ; & lorsque ces différentesTroupes se trouvent dans une même Gar-nison , ce sont des meurtres continuels.On trouve dix, douze Cavaliers, Fantas-sins ou Dragons tués dans une nuit, fansqu’aucun des Meurtriers soit puni ; car lesOfficiers , qui font eux-mêmes le métierde bretailler, les font évader , & qui estmort, est mort. Les Officiers AUemans fonttout autrement. Un Capitaine parmi euxsacrifiera la moitié de sa Compagnie pourle bien de la Discipline Militaire , & pourle repos des autres Troupes. En un motles Officiers AUemans ne tolèrent dansleurs Soldats aucun abus qui leur soit con-nu.