voient pas fait leur devoir, & que ceux furqui le lòrt tomba furent arquebuses.
La clémence est une belle vertu dans lesSouverains ; mais je cesse de l’admirer, lorf-qu’elle dégénère en tolérance pernicieuse.Qu’un Souverain pardonne à un Particulierqui saura offensé, j’y consens, cela est grand,généreux , divin ; mais qu’il excuse des fau-tes commises contre le salut de ses Etats,voilà ce qui me paroit dangereux. II falloitfaire un exemple de Bulonde pour le bien dela Discipline, & pour celui del’Etat; deuxchoses dont les intérêts font tellement liésensemble, que l’une ne peut se relâcher, sansque l’autre n’en souffre.
Dans la Guerre de 1701. les GénérauxFrançois firent des fautés si extraordinaires,qu’on ne fait quel nom leur donner. Celledu Maréchal de Tejsé devant Barcelone vautbien celle de Bulonde. Tejsé n’en fut paspour cela moins continué dans le comman-dement des Armées. Mais n’a-t-on pas vu,il n’y a que quatre jours , le bon hommela Mothe perdre la tramontane devant Dant -%ig, manquer de courage & de prudence,dresser une capitulation la plus défectueuse(a) du monde ? Que lui a-t-on fait ? Je n’ose
pas
(a) II oublia d’y spécifier le Port de la MerBaltique où il vouloir être transporté, il mar-qua en général & d’une manière vague dans un
Port