Allemans &c. Lett. X. Z 69
race; „(a)Qu’il y avoit eu de vaillans hommes „avant Agamemnon , dont les noms font pour- ,)tant morts avec eux ; parce qu’il ne s’est „point trouvé d’Ecrivain qui ait transmis „leur mémoire à la Postérité.
II faut, mon Cher, qu’un Prince ménageles Gens de Lettres, qu’il les protège, &,si je l’ose dire, qu’il les honore, sinon pargoût, du moins par politique ; car ce sonteux qui les doivent faire connoître à laPostérité, & qui sont les dépositaires de faréputation.
J’irois trop loin, mon Cher, si je m’aban-donnois à tout ce qui me vient de réfle-xions fur ce sujet. Je sens bien des véri-tés qu’il faut que j’etouffe , je les laiífe àplus hardi que moi. Adieu.
LETTRE XI.
Sur les progrès de la Philosophie en Allemagne.
J E viens , cher Ami, de recevoir votreLettre dans Imitant ; & je me hâte d’au-tant plus d’y répondre que je fuis fort dés-œuvré , le Médecin m’ayant défendu de trop
A a lire
( a ) Vixere fortes ante Agamemnona,
Multi , fi d omnes illachrymabilesUrgentur , ignoti longaNotle , carent qma Vatefacro.
Horat. Lib. 4. Od. 9.