I
Allemans &c. Lett. XI. 373
de Mr. Woljf ? Et n’y a-t-il pas plutôt sujet de
croire qu’il n’a agi que par prévention , &la que sa prévention étoit fondée sur l’idée gé-
ii, nérale que les Memans se sont faite de Mr.
ìc. Woljf; idée que je n’ai garde de condam-
i ner absolument , mais à laquelle je crois
ars qu un Esprit droit & impartial doit tâcher
de de donner des bornes ? C’est ce que j’es-
:n$ sayerai de faire dans cette Lettre. Je vous
o- entretiendrai d’abord de Defcartes , ensuite
». - de Mr. Woljf avec le plus de discernement,
le d’impartialité, & de brièveté qu’il me sera
ót poílible.
r, II me souvient qu’un jour me trouvant
is avec le Général de *** , nous nous mîmes
; à disputer ensemble sur ce même sujet. Au
fort de notre différend , ce Généralqui! eít auffi mauvais Philosophe que bon Offi-
cier , & qui tranche pourtant du Bel-& Esprit , s’avanqa jusqu’à me dire que notre
q. Defcartes rìitoit qu'un misérable Scolastique. De
>lì vingt Officiers qui étoient là présens il n’y
jf, en eut pas un qui ne fût de Ion avis, soit
par complaisance , soit par ignorance. Jej me vis tout-à-coup lìflé fur la chose au
K » monde la plus juste & la plus incontesta-oe ble, savoir le mérite extraordinaire de Des-
cartes. Gomme il m’étoit impossible de fai-i re entendre raison à des gens qui n’en vou-
loient point entendre , je pris le parti dej L , me taire , & de les laisser dans leur opi-
t A a 3 mon.