24 Mémoires de la GuerreKÍ72. vaux des Milices du Boulonnois, neparut pas suffisant pour rien entre-prendre de considérable. En effet, onn'eût jamais osé se commettre avec desEnnemis plus lestes & plus nombreux,fi le Marquis de Louvois qui se rendità Ath dans le même tems, n’y eût ap-porté de la confiance, & n’cût rassurécette frontière, que le voisinage d’uneArmée Ennemie , & les menaces desPartisans d’Espagne avoient épouvan-tée.
Ce Ministre étoit parti de la Coursur la nouvelle du Sjége de Charle-roi ; & on ne douta pas que fi pré-sence n’eût beaucoup contribué au se-cours de cette Place , si le Prince d’O-range eût continué de l’attaquer ; il yavoit peu d’apparence qu’on hazardâtune action de cette importance , fansavoir pris des mesures convenables àla grandeur de ce dessein.
Car il n’étoit pas vrai-semblable ^que celui qui se trouvoit chargé du dé-tail de toute la Guerre , tentât une pa-reille entreprise , sans quelque espe-
rtnrr de suCCCS.
On avoit déja dépêché divers Cou-«•iers au Comte de Duras qui commait-
ctoie