ï 3 z Memoir.es de la Guerre*674, aller de l’une à l’autre , il saloit ne-cessairement suivre les chemins quitraversent le Village , car les deuxcôtés n’étoient que des fonds cou-pés de fessez 8 c des marais remplisde bois Sc de boues.
Le Prince ayant reconnu cette si-tuation Sc considéré les obstacles pres-qu’insurmontables qui pouvoient em-pêcher le succès de son dessein , pou-voit alors se contenter des avantagesqu’il venoit de remporter , ils é-toient plus que suffisants pour com-bler tout autre de gloire , mais soitqu’en cette conjoncture il ne pùtdonner de bornes à fa valeur , ouqu’il sé crût engagé par ses premiè-res victoires , à ne laisser que desexemples inimitables , rien ne fut ca-pable de ralentir son ardeur ; il fitdonner sans relâche toutes ses Trou-pes à mesure qu’elles arrivoient, tan-tôt par la tête , tantôt par les côtesdu Fay , Sc se méfiant presque à tou-tes ces differentes charges , il enga-gea ceux qui le suivoient à combat-tre partout avec tant d’acharnementqu’à la fin on chassa les Confedérezdu Village.