ï84 Mémoires de la Guerret-674. fédérez , les contraignirent de pliesà leur tour & de porter l’épouvanteoù ils étoient , jusqu’au gros qui lessoútenoit.
Dans cet instant le Comte de Lor-ge & les autres Officiers Générauxmarchèrent avec ce qu’ils avoient deTroupes avec un bruit extraordinai-re de Timbales & de Trompettes ,acheverent d’étonner les Alliez. Ain-si les uns fuïant par le bas du co-teau pour gagner Mulhausen , les au-tres se rejettant dans les vignes Lcdans les chemins qui les traversoienten eut bon marché du reste de la vic-toire.
Il est vrai que les François ne sui-virent pas longtemps leur avantage ,car le Vicomte de Turenne qui n’a-voit que deux mille chevaux défen-dit qu’on poustat les fuïards au delàdes vignes, surtout depuis qu’il eutapris des prisonniers, que l’aîle droi-te de l’Armée des Confédérez étoitdans un fond au-delà de cette colline;ainsi faisant sonner la retraite , il or-donna que ses Troupes repassassentía riviere , à mesure qu’ils se rai-naient ; les Brigades de Cavalerie de
Lançon