fcï HoEtïNDs: r;r
dre de ses desseins témoignèrent as-sez son irrésolution ; mais la marchequ’il prit au travers des bois de Soi-gnies , ne laissa plus douter qu’il nevoulût passer en Flandre.
Si-tôt que le Prince de Condé encut avis , il décampa des environsde Fleurus, & s’avançant à grandesjournées , il reprit le poste de Bru-gel, dont il avoit reconnu les avan-tages l’année précédente , &c outre lafacilité de tirer ses vivres d’Ath, leCamp le mettoit encore en état dene combattre que quand il voudroit,& toujours à ion avantage ; les Al-liez de leur côté se campèrent auxenvirons de Notre-Dame de Hall &firent voir par le repos qu’ils s’y don-nèrent , que le plus grand profit qu’ilsattendoient de ce mouvement seroitd’avoir éloigné l’Armée Françoise dela Meuse , afin que n’étant plus àportée d’envoyer des secours vers laMozelle , Sc vers le Rhin , les autresConfédérez y fissent de plus grandsprogrès.
Les choses parurent tout-à-íait êtrealors dans cette disposition ; le Vi-comte de Turenne , loin d’attendre
i*75