fc e Hollande.heureux , & soit qu’ils manquassentde fortune ou de conduite , on futencore contraint d’abandonner ce des-sein ; ainsi les François ne pouvantse maintenir plus Jongtems dans unPays entierement désolé, furent obli-gez de se retirer , & n’eurent plusd’esperancc de sauver Philisbourg ,que dans le courage & l’opiniâtrctéde ceux qui le défendoient.
A l’égard de Mastrich , comme iln’étoit pas si pressé, on n'en avoitque de médiocres inquiétudes ; la vi-gueur avec laquelle les Assiégez sou-tinrent les premieres attaques leur fi-rent prévoir qu’ils acheteroient cherla gloire dont la grandeur de cetteentreprise les avoit flatté.
Le dernier jour de Juillet , tousles dehors d’Aire se trouvèrent prisà la reserve d’une dcmi-lune , il yen eut une partie qui ne fut guéresdisputée , & le reste fut emportéde vive force ; de maniéré que pourcombler l’infortune des Assiégez, ilne manquoit plus que le fracas quise fit dans la Place, l’après-midy dumême jour. Ils travailloient alors àretrancher un de leurs Bastions du
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