Ì3 E H O L L A N D È. 10 sïépandoit le bruit qu’on alloit à Metzou à Nancy ; mais corrtmc on nevoyoit point de conquêtes à fai-re de ces côtés , personne ne prenoitle change. On voyoit d’ailleurs lesprovisions 8c les magazins des Fran-çois fur l’Escaut , ou sur le bas dela Meuse : 8c l’on n’avoit garde depenser que les Armées puflent s’as-sembler autre part.
Les Troupes de la Maison du Roiprenoient leur route par St. Quentin& sembloient aller entre Sambre 8cMeuse , les équipages de vivres 8cd’artillerie filoient vers le même en-droit , de maniéré qúe le bon sensne permeftoit pas qu’on pût avoird’autres vues que fur Mons ou furNarmir. C’étoient à la vérité de bon-nes Places , bien munies, 8c diffici-les à assiéger , mais la grandeur duRoi 8c le bonheur de ses armes don-noient tout à esperer à ses Sujets ,& tout à craindre à ses ennemis.
Pendant la marche de la Cour Jles Courriers alloient 8c venoient enAngleterre ; le Roi qui ne craignoitrien tant que de voir pénétrer sonsecret , n’avoit garde de faire sentirTms IL &