i94 Mémoires de la GuerreJÍ7S. cette conduite , il est certain que soirque les Espagnols se rendissent à cesconsidérations , ou qu’ils craignissentque le mal ne devint plus grand ,leurs Plénipotentiaires montrèrent en-fin à Nimegue l’ordre qu’ils avoientde faire l’échange que l’on attendoit :déclaration qui dissipa tous les dou-tes qu’on pouvoit avoir fur la Paixgénérale.
Car il n’étoit pas vraisemblable quel’Empereur fût assés mal conseillépour se charger seul d’une guerre ,qu’il avoit si mal soutenue avec sesTroupes réunies avec la plupart decelles de l’Empirc. A considérer mê-me les inclinations de ce Prince, iln’étoit pas permis de croire qu’unSouverain qui jusques-là s’étoit plu-tôt attaché à conserver ses Etatsqu’à chercher à faire des conquêtes,voulut déformais s’cxpofcr à perdreses Provinces Héréditaires pour sou-tenir les prétentions de quelques Prin-ces malheureux.
On prévovoit encore des diffiail-rez à Pentiere satisfaction de la Sue-de , article que le Roi mettoit tou-jours à la tête de ses propositions »