DE HoLIAND!. rozserver leurs conquêtes, s’ils n’cn fai-soient pas de nouvelles. Cette espé-rance flattait surtout l’Electcur deBrandebourg, qui s’étant depuis peujette dans la Prufle Ducale , où lesSuédois formoient une Armée, lesavoit vaincus, malgré le froid extrêmede cette saison, qui parut merae extra-ordinaire dans ce climat.
Cette derniere victoire produisit soneffet naturel ; &c fit entrevoir à cePrince de nouvelles facilitez à gar-der ce qu’il avoit conquis, de ma-niéré que se trouvant tous les joursSc plus de réputation dans la Guerre,& plus de moyens de se maintenir, ilne pou volt écouter qu’avec répugnan-ce ceux,qui lui proposaient de renon-cer à sa bonne fortune.
11 eut encore quelque rayon d’espe-perance vers lc commencement duPrintems : car ni la paix de l'Empe-reur,ni celle dle’Empire ne furent pointratifiées le 5 Avril,comme l’on en étoleconvenu : mais il ne se réjouit paslongtems de cette nouvelle ; puisqu’iíapprit bientôt que la suspension d’Ar-mes se prolongeait, & peu de joursaprès que toutes les ratificationsétoient échangées. S z
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