li VoYACE DE PrOVENCI,clins une assez longue digression, jc croyqu’ellenc vous déplaira pas, & que vousíerez bien aiíèd’apprcndre une avantureque ses circonstances rendent singulière,& que lui-même m’a apprise depuis sonretour.
Comme lc Corsaire étoit d’Alger , quia paix avec nous, nos François se flattè-rent qu’on les mettroit à terre, comme ilsetoit pratiqué en d’autrcs rencontres:mais le R eis ou Capitaine appelle Me zo-morto, s’en e.vcuíà iîir ce cju’il étoit troploin de France 8t d'Italie , & qu’il n’avoitpas plus de provision qC'Wnq en falloitpour son retonr n Alger, promettant deles mettre entre les mains de leur Consulà son arri vée. On se contenta de leur fairesouligner Forgent qu'ils avoient, & deles fouiller en leur disant : Bot,a pace ,Trimcesi, fans leur parler d’eiclavage.Maisdésqu’ilsfùrententrezàAìger , toutchangea de face. 'LeDay, c eft.-a-dire,le Roy duPays, prltfon Ynsitiéme, quiest son droit furies Esclaves de bonne pri-se , prétendant en faire autant sur le sFrançois, qui étoient réclamez par leChevalier d’Arvieux Consul de France.Le Day se fondoit sur ce qu’ayant écrittrois fois à fa Majesté Tres-Chrétiennepour avoir huit A lgériens qui étoient auxGalères de France , on ne les luy avoitpas renvoyez, 8t ainsi il pretendoit ven-dre les François, pour racheter les huit
Turcs