iS Abbayes,
„ veut même qu’elle soit justiciable de son„ Chapitre, de la Doyenne, du Grand„ Prévôt ; & tout cela de la part des„ Dames , pour n’avoir aucune autorité,, au dessus d’elles qui tienne la main à,, l'exécution des reglemens de leur Lgli-
„ se. Ce n’est pas d*aujourdui
seulement que ce procès a commencé, il y9 presque un siecle entier qu’il dure : ilcommença avec Madame Caterine de Lor-raine en 1611. Sitôt qu’elle parla deréformer les abus qu “elle trouva dans sonEglise, la Doyenne avec ion parti s’élevacontre elle : on lui contesta ses droits uti-les & honorifiques : on la réduisit par cemoyen à demander d’être maintenue dansdes droits, qui étoient beaucoup au des-sous de ceux, qui lui étoient deûs mêmepar íâ naissance. Elle étoit petite-fille deFrance, fille, sœur, & tante de trois Sou-verains : & toute cette grandeur ne la mitpas à l’abri des insultes des Dames de sonChapitre, & des reproches continuelsqu’elles lui faisoient de n’avoir d'autre but,que de s’atribuer tous les biens & les hon-neurs de leur Eglise. Elle étoit d’unepiété exemplaire: elle fit la profession Scprit l’habit même de l’Ordre de St. Be-noît ; elle passoit sa vie dans des exercicescontinuels de piété ; & cela n’empêcha pas
que