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tine sa sœur, n’ont pas fait scrupule de luifournir de faux mémoires.
L’Abbesse de Rémiremont, objecte-t-on, fait les trois vœux de pauvreté, d’o-béiííance, & de chasteté, selon la Régléde S. Benoît. Il est vrai , répond leChapitre, mais elle ne fait point de Novi-.ciat, nid’année de probation. Et d’ail-leurs, comme elle a une Mense séparée decelle du Chapitre, elle a bien peu se sou-mettre à la Réglé de S. Benoît, mais nonpas y obliger le Chapitre, qui ne la recon-noít point pour son Chef ; ni préjudicier àsa secularite. Mais ce qui montre évidem-ment, que le Chapitre n’a jamais aprouvéni consenti, que son Abbeíse embraílatcete Réglé ; c’est qu'il est dit par les Sta-tuts de Rémiremont, que si l’Abbeíse,après son élection, veut faire profession dela Réglé de S. Benoît, elle doit sortir dela ville & des terres de l’Abbaye, & n’ydoit retourner qu’avec l’habit qu’elle a reçule jour de son election, fans qu’il lui soitpermis de faire aucun exercice public decete Réglé.
A ce que l'on allègue, que l’Abbayede Rémiremont est dénommée de l’Ordrede S. Benoît: les Dames répondent, qu’ily a grande diférence entre être originaire-ment proses d’un Ordre Religieux, &en
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