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main rencontrant Bautru dans l’Eglise deN- D. (c’étoit dans la semaine sainte) luidît par moquerie: Eh, M. la vie, la vie .Et Bautru, au lieu de se fâcher, réponditplaisamment : Je n’ai jamais ouï d’echopareil à celui-ci, qui répété ce qu’on a ditau bout de trois mois. .
Bautru entrant dans l’Antichambre de laReine Mère Anne d’Autriche , au mo-ment que le Duc de Roquelaure en sor-tait , ce Duc lui fit les cornes pour lebraver; mais Bautru ne tarda guére à s’envanger : car affectant de paraître ému de-vant la Reine : Qu’avez-vous donc , luidit-elle l Madame, répondit-il, c’est quele Duc de Roquelaure a eû T impudencede me montrer à la porte de la chambre deV.M.tout cequ’ilporte. Equivoque,quimit la Reine fort en colere contre ce Duc.
Bautru ayant écarté mal à propos aujeu , dit en son vieux Angevin : je Jaisun vraigoujfault. Un Abbé de ce nom,qui se rencontra là par hazard , & queBautru ne connoiffoit point, s’imaginantque l'autre l’avoit dit par moquerie , luirépondit en colère : Vous êtes un sot Aquoi Bautru , qui se douta que l’Abbés’appelloit Gouffault, répliqua finement :Cefl ce que je voulois dire. Car en Anjou»Goujjàult, signifie, fit. Cete repartie est
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