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droite, & à l’épaule, & son cheval mort,il lui salut contester sa vie contre Diegod’Avila & Juan d’Urbieta , lorsque le"Sieur de Pomperant, qui sous les ArmesEspagnoles avoit encore le cœur François-,acourut l’épée à la main , & developant leRoi de ces deux Espagnols & de plusieursautres, qui fans le connoître s’efforçoicntde le prendre ou de le tuer ; conserva sapersonne au péril de la sienne , jusqu’à ceque Lanoy Viceroi de Naples y fût arri-vé. . . - Fn reconnoissance de ce servicele Roi pardonna à Pomperant , & le dé-pêcha de sa prison de Pisqueton vers Ma-dame la Régente fa Mère, & après sonretour d’Espagne lui donna l’Abbaie deCaunes en Languedoc , & la Compagniede cinquante hommes d’armes du Sieur deSainte-Même pris en ladite Bataille, &depuis mort en prison. Pomperant étoit duBourbonnoss.
Nicolas Pasquier parle ainsi de ce Gentil-homme & de son Maître dans une Letreadressée au Duc d’F pernon: „ Le Con-„ nétable de Bourbon se retira dans sonj, Château de Chantelle fur les Marches„ d’Auvergne , qu’il avoit fortifié , &j, garni de gens de guerre , vivres & mu*,, nitions pour trois ans, pensant lui de-
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