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la Couronne. II vint demander du secoureen France, & retourna ensuite en Castille,bien résolu de n’en sortir jamais, quoi qu’illui pût arriver. Don Pedro lui donnabataille & la perdit , puis se retira dans leChâteau de Montiel, oii il fut étroitementassiégé par Henri, & réduit à telle extré-mité , qu’il ne trouva plus d’autre expé-dient que de tenter la fidélité de du Guef--clin. Un Gentilhomme , nommé MenRodriguez de Sanabria , lui vint ofrir dela part de Don Pedro deux-cens mille dou-blons de Castille , & plusieurs villes &châteaux , s’il vouloit abandonner Henri.Du Guesclin dît, qu’il y penseroit. Uen parla à Henri, & convint avec lui dedonner un rendez-vous à Don Pedro, fouscouleur de conclure le marché. Don Pe-dro y vint imprudemment : & comme ilsse séparaient, Henri entra , qui soit qu’ilfût étonné ; ou qu’il ne reconnût pas sonfrère, qu’il n’avoit pas vû depuis long-tems ; demeura fans parler , jusqu’à cequ’un Gentilhomme François, (probable-ment un des quatre Budes) lui montrantau doit Don Pedro, Seigneur , dit-il, ce-lui-ci efl votre ennemi. A ces mots, Henritira son poignard, & le frapa au visage : &Don Pedro le falsifiant au corps le jeta parterre, & tomba fur lui. Du Guesclin