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„ genouil en terre , il le supplia première-„ ment de ne lui imputer à lâcheté cete,, révolte qu’il saisoit au parti de son Maî-„ tre , pour y avoir été forcé par un res-„ sentiment du plus vilain afront, que ]a-„ mais Gentilhomme de íà qualité eût„ reçu : & néanmoins qu’il ne lui venoit„ faire ofre de son service , tant pour s'en„ vanger, que pour se ranger du côté,au-„ quel sa première nourriture l’apelloit : é-„ tant chose de récente mémoire , qu’il a-„ voit été banni du Royaume de Naples,„ & dépouillé de tous ses biens, pour a-„ voir suivi le parti d’Anjou , tant sous le„ Roy René , que fous le Duc Jean son„ fils: témoin la récompense qu’il en avoit,, eû d’eux , qui étoit la donation de la„ Seigneurie de Commercy , du fruit de„ laquelle , à la vérité , il auroit été privé„ à sa. saute : mais que s’il lui plaisoit l’en„ gratifier derechef, il avoit en main les„ moyens de lui faire le plus signalé servi-„ ce , qu’il pourroit espérer d’hcmme vi-„ vant ; qui étoit de lui livrer son enne-
„ mi mort ou vif. Le Duc René
„ lui fit expédier sur le champ les patentes„ d'une seconde donation de la Ville &„ Seigneurie de Commercy.... Ee ne,, sut le seul qui fit ainsi banqueroute à son„ devoir, & à la fidélité qu’il de voit a
„ son