CEREMONIES. <fj
le Clergé. Le Parlement prétendoit lapreíséance, parce qu’il y assistait en corps;au lieu que le Clergé n’y étoit que par dé-putez. Cependant, le Clergé l’emporta,au grand déplaisir de Monsieur le PremierPrésident de Lamoignon , qui de son côtéen fit une rude réprimandé au Grand-Maî-tre des Cérémonies, auquel il dît deuxfois : Saintot , apremz, a faire votre charge :vous rìy entendez, rien. Ce fut à l’ocasionde ce démêlé , que le Prince de Guimenédît âpres le service à Messieurs du Parle-ment : Messieurs , pardonnez, au pauvreSaintot , f ignorance nefi pas un crime. Sivous perdez, vôtre rang a la mort des Rei-ms , vous saurez, bien le regagner a la Mi-norité des Rois.
En 1 666. Alíonse VI. Roi de Portu-gal épousant la Princeíle Marie FrançoiseElizabet de Savoie, Duchesse de Nemours& d’Aumale , ne voulut pas sous, i r que leMarquis de Sande , son Ambassadeur ex-traordinaire , donnât la main à cete Prin-cesse dans la Cérémonie des épousailles, enqualité de Procureur, comme il se pratiqueordinairement dans ces rencontres : de sor-te qu’il salut que la jeune Reine donnâtprocuration au Duc de Vendôme, son on-cle , pour la representer en cete Cérémo-nie, où, par une singularité nouvelle,
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