IOO C O L B E R T.
prenant la parole , dît : „ Monseigneur 1yy puisque vous nous le commandez , &„ que vous nous promettez de trouver„ bon ce que nous aurons l’honneur de„ vous representer ; je vous dirai franche-„ ment, que lorsque Vous êtes venu au„ Ministère, vous avez trouvé le ChSriot,, renverse ; & que depuis que Vous y„ êtes, vous ne Pavez relevé que pour le„ renverser de l’autre côté. A ce trait deliberté guêpine , M. Colbert prit feu , Scdît avec émotion : Comme vous parlez,, mona4mi\ Monseigneur, répondit Hazon,je demande tres-humblement pardon a CotreGrandeur de la folie que f ai faite de me fierà fa promesse ; je n en dirai pas davantage.Ensuite, le Ministre commanda aux autresde parler , mais pas-un ne voulut ouvrir labouche, & la Conférence sinít ainsi. Voi-là comme les Grands font faits, ils veulentaprendre, mais ils ne veulent pas entendre.Cela m’a été conté par un habile Maîtredes Requêtes, qui étoit présent à ceteAssemblée avec feu M. Pusiort Onde deM. Colbert.
Lorsque d’Hozier travailloit à la Gé-néalogie de la Maison Colbert, un Avo-cat de Reims, que l’on m’a nommé, maisdont j'ai oublié le nom, vint présenter à ceMinistre une vieille figure de pierre grise,