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drois vous la demander à vous même , quilavez de quoi il s’agiífoit, & à quel pro-pos il vous a répondu ainsi. Comme j’é-tois dans la maison du Seigneur, je ne vou-lus pas m’entretenir plus long-tems avec cethomme, de peur qu’en interprétant lesparoles du Ministre , je n’en aîfle quel-qu'une qui pût être prise en mauvais sens.Depuis, pensant à ce que M. Colbertvouloir dire par : Vous me prenez, pour unAngevin: il m’est tombé en I’efprit, qu’ildésignoit M. Foucquet, qui étoit Ange-vin Originaire, & qui se laissoit afïèz faci-lement tromper par les Financiers ; & quefa pensée étoit de dire à ceux-ci Vomcroyez, donc avoir afaire à M. Foucquet ,qui étoit celui dont il avoir pris la placedans les Finances , & dont il a ruiné laMaison & les Créatures. Je ne donne pascela pour une décision, mais seulement pourune conjecture vraisemblable.
L'Abbé le Laboureur comparoir feuMonsieur Colbert Ministre & Secretaired’Etat au Comte Condo , favori & Mi-nistre des Rois Théodebert & Clotaire, &lui apliquoit les vers suivans de FortunatEvêque de Poitiers faits à la louange deCondo.
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