C O L I G isr Y-C BASTILLÒN. ÏÒ7ne pouvons éviter nôtre heure , quand elleest venue.
Celui qui lui donna le premier coup,fut un jeune Alleman, nommé Behem ,natif du Duché de Wirtemberg , lequelentrant dans fa chambre , & le voyant assisdans une chaise à bras en robe & en bon-net de nuit, lui demanda : estes-vous I’A-mird? „ Oui » répondìt-ìl ; mais qu’al-„ lez-vous faire , mon Ami, considérez„ ma vieillesse. Et là dessus Behem luifendit la teste d'un coup de sabre , & laissafaire le reste à ses compagnons. Le corpsde l’Amiral fut jeté par les fenêtres, & lejeune Duc de Guise , qui atendoit dans laCourt, se donna le plaisir de le fouler auxpiez.
Jean Poltrot de Meré avoir tué le pèrede ce Duc au Siégé d’Orleans. Dans tou-tes ses réponses, dit Mezeray,& à la mortmême, i! chargea l’Amiral. Ce Seigneureût beau s'en purger par un écrit public,8c jurer, qu’il déteftoit cete action : il eûtbeau suplier la Reine par letres de ne pointhâter le fuplice de cet assassin , afin de luiêtre confronté , la Maison de Guise crutqu’il en étoit coupable : & soit qu’il le fûtou non , les enfans de ce Duc en tirèrentla plus sanglante vangence au’on lise en au-cune histoire du monde. L’Amiral, ditE 6 un