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de quoi vivre à celui qui l’exécuteroit, àla charge de ne se plus mêler dc ce mé-tier.
Lorsque le Connétable de S. Pol futamené prisonnier à Paris, quelqu’un dîtplaisamment qu’il y avoit guerre en Para-dis, S. Pierre ayant pris S. Paul : par al-lusion au nom au Seigneur de S. Pierre,l’un des conducteurs de cet infortunéConnétable.
Voilà , dit Nicolas Pasquier parlant desa mort, la paye que reçut ce premier Of-ficier de la Couronne de ses infidélitez,lequel fomenta la guerre entre trois gransPrinces, dont deux (le Roy d’Angleterre& le Duc de Bourgogne) l’abandonnèrentau premier occupant. Dans cete perplexi-té il perdit le sens &le courage : car quandil fut question de prendre parti , il choisitle pire. Le plus feu r pour lui étoit de vui-der le Royaume ; & le plus glorieux , demettre toute son espérance dans fa valeur,& de chercher son salut parmi les dangers,résolu de vaincre - ou de mourir au litd’honneur. Au lieu d’embrasser l’un deces partis, il eût le poulx foible, & l’œiltrouble. Car après avoir floté entre le si& le non, le remords de fa conscience lefit résoudre tout à coup d’aller trouver îeDuc sur son sms-conduií : résoluticn qui
par-