rq8 Duc. Duché’. Pairie.
conséquent la presséance à une dignité nou-velle au préjudice des Anciennes. HenriIII. en usa ainsi en faveur des Ducs deJoyeuse & d’Epernon , auxquels il acordapar ses Hetres d’érection la presséance furtous les autres Ducs plus anciens. Ce quifut jugé abusif dans l’Assemblée des Nota-bles tenue à Rouen l’an 159 6 . En 1618.M. Du Vair, Garde des Seaux , fe mit- fur le pié de préceder au Conseil les Ducs& Pairs & Officiers de la Couronne ; ce•qui les ofensa tous, & particulièrement leDuc d’Epernon , qui en fit des plaintesfort aigres au Roi devant du Vair mê-me. Mais celui-ci eût toujours le des-sus.
En 1 600 . il y eût un grand diférendpour la presséance au Parlement entre leDuc de Piney , de la Maison de Luxem-bourg , & le Duc d’Epernon. Duret A-vocat de celui ci demanda , que le barreaudes Pairs lui fût laissé , comme étant plusancien Pair que M. de Luxembourg , quine lui prétendoit la presséance que commeDuc & Prince de Maison Souveraine. Ilfut ordonné , que ledit barreau demeure-roit au Duc d’Epernon > sans préjudice desqualité? & droits des Parties. Ensuite ■Buiflon plaida , & dît, qu’en ce qui re-gardoit les Assemblées & les jugemens des
Pairs,