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„ pouvoit faire sans préjudice de la fidé-„ lité qu’il devoir à l’Etat, le communi-„ qua à ses Maîtres. On en voulut ve-„ nir à des éclairciíTemens, mais d’Estra-,, des fit l’ignorant, & dît qu’il ne savoir„ ce que c’étoit. Le Prince d’Orange,, étoit son Capitaine Général, & néan-„ moins il fut contraint de soufrir une3 , espece de démenti de la part d’un Of-„ ficier, qui lui devoir obéissance , con-„ sidérant qu’il valoir mieux dissimuler le,, procédé oblique des Ministres de Fran-3, ce, qui fa isolent agir d’Estrades, ques, de faire éclater un ressentiment , qui ne3, pouvoit servir qu’à augmenter son cha-„ grin. Le Cardinal Mazarin vouloir <„ rendre les intentions des Espagnols sus- ’
„ pectes aux Etats, qui commençoient à„ prêter l’oreille à un Traité particulier:
,, mais cela fit un effet contraire , en re-3, doublant la jalousie, que l'on avoir déja,, de cete Puistànce voisine.
Pour bien entendre cete narration deWicquefort, il faut savoir , que le Car-dinal Mazarin avoir fait proposer par lesMédiateurs, à 4 ’Assemblée de Munster,le mariage du Roi Très-Chrétien avecl’Infante d’Espagne, à la charge que leRoi Catolique lui donnât pour dot tousks Pays-bas ; non pas qu’il crût que cete
con-