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Le jeune Ambaslâdeur, dont il parle àla fin de la §. section du premier livre deson Ouvrage , est M. T Abbé d’Estrades,qui venoit de palfer de l’Ambassade de Ve-nise à celle de Turin *. Il n’y a rien deíî jeune , dit-il, mais austi il n’y a riende si prudent ni de si habile. Il ne fautpasl’être médiocrement, pour se faire don-ner l’approbation de Louis XIV. & cer-tes des qualitez ordinaires ne lui auroientpas aquis Festime du plus sage Sénat daMonde au point qu’il l’a poífèdée. SesMémoires & íês discours marquent une sigrande justesse, il donne un tour si ad-mirable à ses pensées , & il sert le Royson Maître avec une exactitude si ponc-tuelle , que le succès va au delà de cequ’on pourrait attendre d’un Ministre dfesoixante ans. On en sera d’autant moinsétonné , quand on saura qu’il est fils deMartre , & que toutes ses belles qualitezlui font héréditaires.
J’ajoûterai à cet éloge, que j'ai veûentre les mains d’un premier Commis defeu Monsieur de Pomponne trois ou qua-tre dépêches Vénitiennes de cet Abbé,qui montraient une grande élévation d'es-prit , & une profondeur de jugement,
qu’il
* En 1678.