Ferrie r; 4; rdoit hautement , quand elle avoit bondroit ; mais il gardoit une parfaite neutra-lité, lorfqu’elle avoit tort : & par ceteprudente conduite , il se selbit respecterégalement de leurs amis & de leurs enne-mis. Je lui ai ouï dire souvent à des Jé-suites » qui vouloient le faire entrer dansleurs querelles particulières , pour êtreapuyez de son crédit à la Cour, que leRoi ne l’avoit pas fait son Confesseur,pour être l’Avocat des méchantes Causes.
Le Recteur d’un de leurs Collèges enFlandre ayant eû quelque démêlé avec laGouvernante de la Province, sc’étoit laMaréchale d’Humiéres) parla d’elle com-me d’une Dame qui fesoit profession ou-verte du Jansénisme. La Dame le seût,& en écrivit au Père Ferrier , qui trouvases plaintes d’autant plus justes, qu’il avoitreçu auparavant des lettres de ce Recteur,où la Dame étoit peinte en Janséniste. Illeur répondit donc à tous deux en mêmetems : à la Dame , comme si le Recteurne lui eût point écrit contre elle ; & auRecteur , comme si elle ne lui eût rienmandé contre lui. II prioit la Dame dene point croire les raports ; & le Recteur,de s’abstenir désormais de parler d’elle, si-non avec tout respect , la Compagnien’ayant déja que trop d’ennemis puissans
qui