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justiciable en qualité d’Ecclésiastique : cequi obligea l’Empereur,naturellement très-pieux & trcs-scrupuleux , de surseoir l’e-xécution de l’Arrêt. Il m’a été dit par unhomme de condition, qui avoit résidé à laCour de Vienne pour le service de nôtreRoi, que l’Empereur, surpris de voir cesecret éventé, dit au Nonce , qu’il vou-loir absolument savoir, par quelle voie leNonce l’avoit apris ; & qu’il ne le lai íTèroitpoint sortir de sa chambre jusqu’à ce qu’ilen fût éclairci , promettant, en soi dePrince & de Chrétien, de donner la vie auPrince Guillaume, si le Nonce lui avoiioitla vérité. Ce marché parut si avantageuxau Prélat, qui vouloit à quelque prix quece sût íâuver le condanné, qu’il ne balançapresque point à découvrir la chose à l’Em-pereur. Quoi qu’il en soit, depuis cejour-là, le Prince de Lobkowitz fut soup-çonné d’avoir intelligence avec la France.Il sauva le Prince Guillaume , & se perditlui-même. Le 18. d’Août de la mêmeannée 1674. sa disgrâce éclata. „ Com-,, me Lobkowitz se présenta pour entrer„ au Conseil, à son ordinaire, dit M.Du,, Mont , le Chancelier Hocher l’en em-„ pêcha, & lui remit en main un écrit,„ par lequel l’Empereur lui ordonnoit de„ sortir de la Cour dans trois jours, & deTarn. II, Y „ se