6q> Lettres Turques.
répondre, j’étois dans cet étonne-ment où le cœur enchanté croîtque les yeux ne lui portent pas en-core assez tout le plaisir qu’il devroitgoûter ; il sourit de mon désordre enregardant sa fille , car c’étoit elle ;elle rougit , & s’appuyant fur sonbras , le fit tourner dans une autreallée.
Je passai le reste du soir & toutela nuit dans un trouble & une agita-tion qui ne me permirent pas de fer-mer l’ceil ; l’adorable fille d’Hussemfut fans cesse présente à ma pensée ;je me sentois entraîné par un pen-chant plus fort mille fois que toutesles réflexions , & auquel j’auroisvoulu vainement résister. Dès qu’ilfut jour , je me rendis au jardin ;j’allai me métré fur le banc où elles’étoit assise la veille ; je regardoistous les endroits où elle avoit passé.Que de vins-je ! Non , il n’est pas