Lettres Turques. ’jq
du caractère de cette Nation-ci, ai-deroit beaucoup à me persuaderqu’elle est naturellement bienfai-sante. On rit de tems en tems dansles autres pays ; ici on rit toujours :il y régné un ton, un air d’enjoue-ment & de gaieté qui frappe d’a-bord tout étranger.
Mazaro convient que le Françoisa l’ame noble & généreuse ; maisil prétend que la fureur d’être à lamode , de briller, d'être cité, depasser pour avoir du feu , de l'ima-gination , & des saillies , le rendétourdi , frivole , indiscret & mé-chant. II y a, dit-il, mille gens dansParis qui s'estiment dédommagés detout, pourvu qu'on croye qu’ils ontde l’esprit. II me contoit hier qu unhomme dont tout le bien conhstoiten rentes fur la Ville, en perdit lesdeux tiers par un nouvelÉditduRoij
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