So Lettres Turques.
de la sienne, & qui ne brille que del’éclat emprunté de la fortune & desfriponneries de son mari ? Je ne voispas qu’il soit plus noble d’exercerson esprit à imaginer quelque nou-velle taxe sur la nation , que d’em-ployer ses talens à l’amufêr. J’iraidemain à l’Opera; on m'a beaucoupvanté ce spectacle , nous verrons.Adieu, ma chere Fatime, aime tou-jours Rofalide.
LETTRE IV.
Rofalide à Fatime,
Je fors de POpera ; ce spectacle atenu pendant trois heures mon es-prit , mes yeux , & mes oreilles dansun si grand enchantement, que jene conçois pas qu’il y ait des per-sonnes assez ennemies de leurs plai-sirs pour ne vouloir pas s’y amuser,