§3 Lettres Turques.
presque sans la regarder, on a desamis ; j’ai fait deux diners-soupersqui ont été poussés assez avant dansla nuit , j’ai dormi le jour, j’ai vûmes chevaux , j’en ai vendu , j’en aitroqué , j’ai joué , j’ai perdu , & jefuis à présent en quête de quelqueJuif qui me prête de l’argent.
En achevant ce beau détail , ilappella un grand chien qui I’avoitsuivi, le caressa, lui parla aííèz long-tems , & ne nous adressa la parole ànotre tour que pour nous le vanter,II se leve ensuite , se pavane devantun miroir , y compose ses grâces,racommode une boucle <ìe ses che-veux qui lui couvroit trop l'oreille,& bien-tôt par une révérence lcgere,il annonce, fa retraite. Quoi ! voussortez íï vite , lui demanda ma tropfaible amie ! Vous reverra-ton ?Oui...cela se pourra, répondit-il de l’anti-chambre «,.. ce soir.. > - un de cesours.