.122 Lettres Turques.
Bamille avoit marquées pour íatnere, & dont elle devinoit aisé-ment le motif, son air, ses grâces,fa politesse, tous les agrémens de fafigure & de son esprit , revenaientfans cesse à (a pensée. EUe s’endor-mit avec ces idées, & les retrouvaen s’éveillant. Elle ne restoit pas or-dinairement longtems à fa toilette,elle y passa presque tout le matin :íàns cette occupation , que les mo-mens lui eussent paru longs ! PlusTheure où il pouvoit fe présenter ap~prochoit, plus elle fentoit augmen-ter ion trouble & son émotion. Onl’annonça ; elle crut remarquer dansíès yeux qu il s’appercevoit avecplaisir qu’elle étoit plus parée que laveille ; elle rougit de l’être commed'une avance quelle lui eût faite, &tacha de prendre un air froid Sc in-différent ; mais des regards qui luiéehappoienti malgré, çUp. } trahit eut