sur Zachée. 309«maire de reprocher à un Homme, qui a tra-duit un Passage selon notre Sentiment, qu’iln’y a pas pris garde. Et, pour montrer quece que je dis ici n’est pas un simple Jeu d’Es-prít, & que rien n’est plus solide, je voudroisbien savoir qui a plus de Droit, ou M. Ar-nauld de reprocher au Pere Amelotte, qu’iln’a pas pris garde aux Paroles de Zachée,puisqu’il n’en a pas tiré la Conséquence queM. Àrnauld en tire pour celles dc l'Apoca-lypse ; ou le Pere Amelotte de soutenir à M.Arnauld, qu’il a pris garde aux Paroles deZachée , puiíqu’il les a traduites commeM. Arnauld soutient qu’il les faut tradui-re?
D’où vient donc, me direx-vous, uneManiéré de raisonner íi particulière ? Ellevient de l’Habitude que M. Arnauld s’est fai-te de supposer & d’alléguer pour Preuve cequi est en Question, comme vous avex pû re-marquer dans tout cet Ecrit ; & cette Habitu-de vient de la Prévention où il est depuislong-tems, que tous ses Sentimens font desVéritex incontestables. Car , il arrive de là ,que dans la fuite du Raisonnement,il,revienttoujours naturellement, & fans y penser, àles alléguer comme des prémicrs Principes,dans le teins même qu’il raisonne pour lesprouver. Ainsi, dans cet Endroit, étant for-tement persuadé , sans qu’on puisse devinerpourquoi, que le Passage de l’Apocalipse sedoit traduire comme celui de Zachée, au lieude dissimuler, comme tout autre auroit fait àsa place, qu’un habile Traducteur a cru lecontraire,puisqu’il a rendu l’un par le Futur,L:l’autre par le Présent; M. Arnauld,à qui la
par-