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Tome second.
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contre Venise 427pas assez bien pour répondre à ses Deman-des ; & fa Reconnoiffance surpassant leur at-tente, ils n’eurent point de repos qu’ils n’cus-sent engagé leurs Patrons dans ce Commer-ce. II faut croire que la Nécessité en futcauíè, & que ces Nobles ne purent voir fansenvie des Personnes entièrement dépendentesd’eux devenues plus riches qu’eux par desPrésens qui n’étoient qu’à leur considération.Mais, quoi qu’il en soit, depuis ce tems, iln’y eut plus de Délibération du Sénat, quifût fecrette pour l’Ambaíïàdeur d’Efpagne ;1 étoit averti de toutes les Résolutions quis’y prcnoîent ; & les Généraux de l’Archiducíàvoient celles qui regardoient la Guerre, a-vant que ceux de la République eussent l’or-dre de les exécuter.

Avec ces Intelligences, il falloit à l'Am-bassadeur un nombre considérable de Gens deGuerre , pour réussir dans son Entreprise ;mais, comme il y avoir une puissante ArméeEspagnole en Lombardie, il ne craignit pasde manquer d’Hommes, pourvu qu’ií eut unGouverneur de Milan capable d’entrer dansíès Desseins. Le Marquis d’Inojosa, qui l’é-toit alors, avoit des Liaisons trop étroites a-vec le Duc de Savoie, pour y entendre. IIvenoit de signer le Traité d’Ast, dont laFrance & les Vénitiens avoient été Média-teurs entre ce Prince & lui. L'Ambassadeur,qui savoir que cette Négociation ûe seroitpas aprouvée en Espagne, y écrivit, pour lefaire rapeller; & sollicita en même tems D.Pedre de Tolede, Marquis de Vîlle-franche,íòn intime Ami, de briguer le Gouverne-ment de Milan. D. Pedre eut ordre d«

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