40 CoKJOEAirOH
Lut aisée & le Succès infaillible. Le Ca-pitaine , au contraire r qui n’étoit pas àbeaucoup près lì avancé en âge, se piquoitsur-tout d’étre Homme de grande Exécu-tion T & capable d’une Résolution extraor-dinaire. Le Marquis lui exposa les di-verses Négociations que Renault avoit fai-tes,. son Savoir qui pouvoit fournir des Ex-pédiais pour toutes Rencontres, son Elo-quence & son Adresse à gagner de nouveauxPartisans,. son Talent pour écrire si nécessai-re dans une Occasion où il faloit être instruitcontinuellement de l’état des Flottes, desProvinces, & des Armées : Qu’il avoit pen-sé qu’un Homme de cette sorte seroit d’ungrand soulagement au Capitaine : Que c’étoitun Vieillard de grande Expérience, qui nemanquoit, ni de Cœur, ni de Fermeté; maisque son âge & fa profession d’Homme deCabinet plutôt que d’Homme de Guerre lerendoit incapable de partager avec le Capitai-ne la Gloire de l’Exécution. Pour Renault rîl lui dit seulement que le Capitaine étoitl’Homme du Duc d’Ossonne, & que ce Ducdevant avoir la meilleure part dans leur Des-sein, îl n’y avoit pas apparence de rien ca-cher à son Confident : Qu’il le conjuroit decondescendre aux Maniérés du Corsaire, au-tant qu’il seroit besoin pour leur But, & delui témoigner toute la Déférence qui pouvoitgagner VEsprît d’un Homme de main, fier &présomptueux au dernier pointa Le Marquisde Bedemar ayant travaillé de cette sortepour disposer ces deux Hommes à vivre bienensemble, son Etonnement fut extrême , lapremière sois qu’il les fit rencontrer chez lui,
quiuct-