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Tome second.
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contre Venise 451Dès la prémiere Pensée que le Marquisde Bedemar avoir eue de son Entreprise, il a-voit résolu de ne s’y point engager, qffil n’eutbeaucoup plus de Moyens qu’il n’en faloîtpour la faire réussir ; & que ces Moyens nefussent tellement indépendans & dégagés l’unde l’autre/que quand même d y en auroitquelqu’un qtii viendroït à manquer, les autresn’en demeurassent pas moins en état de ser-vir. Dans cette vue, il n’avoit pas laissé deprendre des mesures avec le Duc d’Osstmne,pour avoir des Troupes, quoi qu’il comptâtsûrement fur ce .que D. Pedre lui avoir pro-mis, & fur ce que Renault avoit traîtté avecles Chefs Hollandois. II avoit négocié dechacun de ces trois còtez, avec les mêmesfuretez, que s’il n’avoit eu aucune assurancedes deux autres, & que s’il en eut eu besoinpour trois Entreprises différentes. 11 étoittems de savoir précisément dans quel tems leDuc d’Oísonne pouvoit faire venir à Veniseles Gens qu’on lui demandoit. Mais, parcsque ce n’étoit pas un Esprit assez sûr dans sesVues , pour se reposer aveuglément sur saseule parole d’une chose si importante, & sidifficile, il faloit lui envoyer quelqu’un quifût capable déjuger sur le lieu, s’íl étoit enétat de tenir ce qu’il promettroit. Le Capi-taine ne pouvoit s’absenter de Venise sans ê-tre remarqué : Renault y étoit indiTpensable-ment nécessaire; & ils iettérent les yeux pourfaire ce Voyage fur de Bribe, l’un des Gen-til-hommes François avec qui Renault avoitnégocié au FriouL Maïs ce Cavalier, ayantreçu une Commission de la République pourkvcr des Soldats pendant qu’il se diíposoît à

partir,.