Conjurationgard du Duc de Savoie: mais en même temsce Gouverneur continuoit d’inquiéter lesVénitiens , & prit même quelques petitesPlaces fur eux en Lombardie. Ils* s’en plai-gnirent par-tout , & fe préparèrent à laGuerre plus que jamais, jufqu’à ce que leMarquis de Bedemar fit les Complimens dela Paix en plein Sénat, & pr.omit l’éxécutiondes choses accordées. II ne le fit pas tantparce qu’ll en avoir ordre d’Espagne, queparce qu r íl vouloir effacer les mauvaises im-pressions que le Sénat avoit conçu de lui parles choses passées. Dans cette vue, il s’a-quittade ce Devoir avec toute les démon-strations imaginables de Joie & d’Amitié; &les Vénitiens., qui souhaiîtoient trop ce q U’illeur promit, le laistérent éblouir par ses pa-roles, jusqu'à convenir avec lui d’une Sus-pension d’Armes. Cette Suspension fut unCoup de Partie pour les Espagnols, L leChef d’Oeuvre de leur Ambassadeur. Gra-disque étoit pressée à un tel point, qu’ellene pouvoit pas tenir encor quinze jour. Ce-pendant , les Hostilitez ne dévoient cesserqu’au bout de deux mois, parce qu’on avoitjugé ce tems nécessaire pour fournir de part& d’autre toutes les Ratifications, & pourdiíposer les choses à l’éxécution des Traités.II saloir empêcher que cette Place ne fe ren-dît en attendant ce terme : la Suspension lamettoit hors de Danger ; & les Espagnols ,n’ayant plus cette raison de presser l’éxécu-tion des Traités, demeuroient en pleine li-berté de la tirer en longueur autant qu’il íè-roit nécessaire pour leurs Desleins. En ef-fet, le Duc d’Ossonne, forcé par les Ordres
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