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Tome second.
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contre Venise. 4^n’hésiteroit pas à se vanger, de peur de fairepérir un Homme. Le Duc le chargea pour-talit d’observer les Actions du Corsaire, soitpour empêcher Spinosa de soupçonner quel-que chose de la vérité, ou seulement quece Vice-Roi fût de ces Gens qui ne se fiententièrement à personne; & qu’il fût bien ais®de voir, si ce que Spinosa écriroit du Capi-taine s’accorderoît avec ce que le Capitaineen écriroit lui même. Pour s’acquittcr mieux:de fa Commission, Spinosa s’accosta dequelques François, qu’il avoit connus à Na-ples , & qui fréquentoient fort le Capitaine àVenise. Ces Gens , qui étoient des Conju-rez, rendirent un compte exact au Capitai-ne des Perquisitions que Spinoíà faisoit de CtConduitte, & ils découvrirent même quecet Espion essiayoit de tramer quelque chosede son côté, '& de gagner des Gens de maireau Service du Duc d’Offonne. Le Capitai-ne fut fort indigné que ce Duc n’eût pas uneConfiance entiere en lui; mais, il n’cn futpas surpris : il considéra seulement, que siSpinosa continuoit à cabaler sans qu’ils s’en-tendissent ensemble, il affoibliroit leur Partsen le divisant, & qu’il n’y avoit pas apparen-ce de s’aller ouvrir à un Homme qui avoitordre de Pépier. Le Marquis de Bedemar ,ct Renault, jugèrent aussi, qu’il n’y avoitpas de tcms à perdre pour remédier à cet In-convénient; ct, après avoir songé mûrementensemble aux Moyens de le faire, ils trou-verait qu’il 'n’y avoit aucune sûreté poureux, à moins que de perdre Spinoíà. II é-toit Homme à vendre chèrement íà Vie, sion entreprenoit de l’aíìàssiner : le métierT z qu’il