4<5z Conjurationsuspects pouvoient aller & venir dans ces.Ports & par ces Canaux tant qu’ils voul oient,il lui tut aisé d’en faire prendre toutes les di-mensions, avec exactitude. II ne resloit plusqu’à empêcher le Départ des Troupes deLievestein. On n’y épargna point l’Argent,& la rigueur de la Saison servit de Prétexte àleur Retardement. La meilleure partie restaencore au Lazaret ; & ce qui se trouvaembarqué, à l’arrivée de Nolot, s’arrêtadans des lieux qui n’étoient guere plus éloi-gnés.
Pour soulager Renault & le Capitaine dansles foins dont ils étoient chargés, & ausquelsils ne pouvoient íuffire, ils crurent avoir be-soin de dix-huît Hommes pour le moins,
* qui fussent Gens d’Esprit & de Cœur , & àqui ils se pussent fier entièrement.. Ils a-voient composé ce nombre, des neuf avecqui Renault avoit négocié au Frioul, & desprincipaux de ceux que le Corsaire avoit faitvenir de Naples après lui. C’étoient cinq Ca-pitaines de Vaisseaux comme lui, VincentRobert de Marseille, Laurens Nolot,ct Ro-bert Brulard, desquels il a déjà été parlé :ces deux derniers Franc-Comtoîs, aussi bienqu’un autre Brulard nommé Laurens, avecun autre Provençal nommé Antoine Jaffier.Il y avoit encor deux Freres Lorrains Char-les & Jean Bol eau ,& un Italien Jean Rizzar-do , tous trois excellens Petardiers, & unFrançois nommé L’Anglade, qui passoitpour le plus sçavant Ouvrier de Feux d’Ar-tifice qui eut jamais été. La Capacité de ccdernier étoit fi connue, qu’il avoit obtenu«sabord de travailler de son Métier dans
l’Ar-