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toit ce qui rendoit les Ministres Espagnols sidifficiles à l’cxécuter; que si on satisfaisoit leVice-Roi fur fa Plainte , il croiroit donnerîa Loi à Venise ; & que bien loin de lícen-tier les Hollandois, il falloir même retenirles Troupes de Lievestein qui dévoient par-tir au premier jour , jufqu’à l’ontiere Exécu-tion des Traittés.
La Joie y que cette Résolution donna auMarquis de Bedemar , fut troublée par laDécouverte du Complot de- Creme. L’Al-lier Provençal & le Capitaine Italien qu’ony avoit gagnés, s’étant querellez au Jeu, febattirent : le Capitaine fut blessé à mort ; &,pour décharger fa Conscience, il déclara toutau Commandant Vénitien avant que d’expi-rer. L’Alfíer, qui se défia de ce qui arrive-roit, auffi-tôt qu’il eut blessé son Homme scsauva avec ceux des Complices qu’il pût a-vcrtir : les autres furent pris, & le Lieute-nant François aussi , qui étoit le principalChef de l’Entreprise ; mai s, comme Renaultne s’étoit fait coimoître à eux que pour unAgent de Milan, & qu’ils ne savoient cequ’il étoit devenu depuis, toute cette Affairetomba fur D. Pedre seulement. Huit joursaprès, le Sergent-Major qui devoit livrerMaran , ayant retranché quelques Gains àun Valet de Chambre du Provéditeur, & àun Pensionnaire de la République, pour enprofiter, ces Gens, outrez de cette Perte,prirent le tems de son absence pour entrerchez lui, enfoncèrent ses Coffres, & enlevè-rent son Argent & ses Papiers. II s’y trou-va des Lettres qui parloient de son Dessein.Comme il ne connoissoit que l'Homme duDuc d’Ossonne qui avoit négocié avec lui, il
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