Satire V.
si
jours entiers avec vous. Nos repas n’interrompoient pas nosetudes. La takle , en admettant des propos plus gais , n’ex-cluoit jamais la sagesse. Certaiuement le Ciel nous a reunissous une nieme Constellatiou , soit que la balance qui presideä la vie des hommes justes & integres, seit que les jumcaux,qui protegent les amis fideles, soit que l’astre bien-faisantde Jupiter nous ayent joints sous un horoscope commun. LeCiel, quoiqu’il en soit, ra’a faitnaitre pour m’attacher ä vous.
Que de Variete , que de nuances parmi les mortels! Cha-que homme a ses gouts & ses de'firs. L’un va dans lesregions lointaines ou le soleil commence sa course & s’en-richit par le commerce. L’autre, paresseux & gourmand,partage sa vie entre le lit & la table. Celui-ci n’aime queles chatnps de Mars, & les brigues du peuple. Celui la paffefön tems ä jouer; un autre se livre aux femmes, & ä desvolupte's effrenees. Ces gens ne pensent pas qu’un jourla goute ravagera leurs pieds & leurs mains ; quand un corpsvieilli L use leur reprochera leur vie paffee, ils gemironttrop tard du mauvais emploi de leur tems, en voyant tout &coup la fin de la Carriere. Pres de vous, respektable ami ttous les momens fönt consacres aux Ihges leqons de Clean-the J c’est chez vous que les jeunes & les vieux de*vroient apprendre ä se conduire, & chercher des ressour-ces contre l’Äge, & les infirmites qui l’accompagnent,Demain, demain, disent ces gens , nous nous corrigerons,Vous ferez demain, Messieurs, ce que vous faifiez au*jourd’hui. Mais un jour, un seul jour t dites vous, estceJa unß grani delai 1 ii riy a rien de perdu pour unjour. Par-ii ij don-