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de philosophes, qui couverts de l’om-bre de la vie privée, cultivoient uni-quement la sagesse, sans avoir aucunsoin du public dérangé.
Le siécle des successeurs d’Alexan-dre , ce siécle si éclairé, si ressem-blant au nôtre , les rapelia au jour ,à la cour , & à Padministration deplusieurs Roïaumes. Mais la plusgrande partie , craignant les secoussesde ces gouvernemens mal assurés ,préféra la vie privée. Un certainesprit de spéculation s’emparoit déjàde ces imaginations transplantées ounées dans ìes climats échauffés del’orient.
Ce défaut, joint au goût des dis-putes oisives, dont les philosophesgrecs de ce tems surent antichés, eít,ce me semble, la véritable raison desdifficultés , que trouva la philoso-phie , à percer chez les Romains.Un peuple ambitieux , occupé desplus grands intérêts, rempli de l’es-prit militaire., dédaigna des connois-
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