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nom s'occupent trop souvent de mi-nuties inutiles. Les souverains , leshommes d’étatdédaignent des con-noissances , qu’ils ne croient faitesque pour sombre des collèges. Onméconnoit le sublime de la philoso-phie , & on la méprise.
Nous verrons les raisons de cettemédiocrité, en examinant les sourcesqui la produisent. Nous les trouve-rons dans les défauts de notre édu-cation , dans l’état de nos collèges& de nos Académies, & dans la pré-férence injuste accordée à quelquesparties de la philosophie aux dépensdu tout. En comparant nos procé-dés & notre méthode avec celle desanciens, il ne fera pas difficile de voir,de quel coté sont les avantages.
Nous recevons l’éducation ou dansla maison de nos Pères, ou dans descollèges établis pour éléver la jeunetse. Notre éducation domestique estconfiée à un Précepteur mercenai-re, qui j porte toute la bassesse
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