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ce qui passe la sphère bornée de leursfolles idées. Les premiers méritentde l’indulgence, en faveur de la bon-té de leur intention: les seconds neméritent que le mépris & la pitiéhumiliante , qu’un homme éclairédoit à ces infectes humains, qui,vol-tigent fans-cesse dans le vague desopinions, fans fe reposer jamais furune vérité.
Ni le nombre immense des espritsde ces deux classes, M la rareté desgens qui écoutent la raison au heudes préjugés , ni les précipices en-tre lesquels je ferai obligé de mar-cher , ne me dégoûteront d’une re-cherche que je crois utile au gen-re humain. Si en effét les passionsdécident de notre bonheur ou de no-tre malheur; si leur nature & leur for-ce déterminent les loix & les moyensde les exécuter ; quel objet plusintéressant pour le philosophe, pourle législateur , pour tout hommequi peut être heureux , que la con-
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