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Cet esprit de galanterie, dont nousvenons de voiries effets fur les mœurs,empoisonne encore une des sour-ces de nos plaisirs les plus vifs &les plus raisonnables. Les lettres,les ouvrages d’efprit de toute espèce,se ressentent de cette infection, quinous prive de la satisfaction atta-chée uniquement à limitation de lanature. Nous perdons cette noblesimplicité qui charme tant les espritshien-faits , & au lieu des imagesvraies & des passons naturelles, nouspeignons des chimères. Si nous yprenons plaisir, nous sommes dans lecas de nos grossiers ancêtres, en-chantés par les avantures gigantes-ques de la chevalerie errante.
Nos ouvrages dramatiques neroulent que fur une passion sophisti-quée , qu’on peint le plus souventpar un stile prétieuX, composé defades jnadrigaux. Une froide méta-physique du cœur & des scntimensles fait languir. Les romanciers
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